Voilà pourquoi aujourd'hui je suis plus faible que jamais, plus réceptive à la douleur des gens aussi bien physique que mental. Je déprime c'est vrai... Le contre coup a ce qu'il parait... Pourtant la bataille n'est pas finie...
Tout à commencer un vendredi... en ce début du mois de septembre les soirées du vendredi se limitent à peu de chose. Manger et dodo.
J'attends mes parents.. Ils rentrent souvent tard... Il faut venir en aide au plus ancien (c'est bien normal).
Les voilà rentrés... Mon père n'est pas bien.... Symptômes d'une grippe : tremblement, fièvre... Il se soigne
Lundi matin arrive.. ça ne va toujours pas mieux... Les médecins ne prescrivent plus qu'après une analyse de sang... je devrais dire heureusement.
Il s'avère qu'elle n'était pas belle. C'est à n'y rien comprendre, c'est fichu analyse!!!. Il faudra attendre mercredi pour un prochain RDV médical.. La science se fait attendre.
Mercredi midi coup de téléphone, mon père est à l'hôpital. On ne sait pas ce qu'il se passe. Rien de grave on dit les médecins...
22h, mercredi soir, ma mère rentre de l'hôpital. Mon père est resté là bas. Il ne trouve pas ce qu'il a. Les crises de tremblements se font de plus en plus fortes et les poussées de fièvre atteignent les 41.9°.
On se rassure et se dit que ça va allait. Je fais de mon possible pour finir tôt et aller à l'hôpital voir mon père. Je vois très bien qu'il dépéri mais j'y crois.
Voilà le week end. On est vendredi et j'attends mon frère qui ne devrait pas tarder à arriver. Je suis devant la télé. François est là...
19h00 tous en voiture on speed les visites finissent à 20h00... Mon portable vibre... C'est ma mère... Mon père est admis au soin intensif... le coup de grâce
Trop de questions se bousculent et j'essaie tant bien que mal de garder la tête sur les épaules. J'arrive dans la salle d'attente ma mère est en pleure. Pourquoi?? Expliquez avec des termes scientifiques?? Non ce que je peux vous dire c'est qu'après un scanner il ont enfin découvert qu'il avait l'intestin percé et qu'un microbe s'est propagé dans l'organisme. Les médecins misent tout sur les antibiotiques mais il y a un mais si ça ne va pas on déclenchera un coma. Comment réagir face à ça?? On se raccroche à la foi je pense, prier et ce qu'il reste à faire.
Le week end était magnifique et mon père allait visiblement mieux. On était soulagé. Après des tas de larmes versées, on avait retrouvé le sourire.
Lundi visite en soin intensif, le médecin convoque ma mère, mon père a été mis sous assistance respiratoire et il est dans le coma.. Voilà le début de l'enfer. Je ne sais pas comment réagir, je le sentais à vrai dire.
A partir de ce jour, on succédait les crises d'angoisse les heures interminables à l'hôpital.. Mon père ne se bat plus... Ils font des tests... des tas de tests... Les combinaisons d'antibiotiques ne sont plus assez fortes. Le virus est malin et décharge tous les organes un par un. Il ni a rien a faire.. si il faut parler au personne dans le coma, ils nous entendent parait il. Je vois mon père dépérir. Aucun son ne sort de ma bouche. Je pleure en silence pour ne pas qu'il l'entende, je ne veux pas l'affoler.
Au bout d'une semaine et un léger mieux, les médecins décident de le réveiller. Réveil difficile, il souffre tellement, on reste impuissant face à la maladie, les fièvre sont tjs là. Sa tension est maintenue grâce aux médicaments et sa respiration est assistée. C'est l'enfer.. Je ne peut pas perdre mon père maintenant.. Il est si jeune.. c'est égoïste pour ceux qui ont déjà perdu leur parent... mais voir son père dépérir à vue d'½il n'est pas mieux... Les médecins décident de le replonger dans le coma.. On est mal informé.. Tout le monde est super gentil mais je suis en colère.. J'en veux à tout le monde.. J'en ai marre d'attendre.. Attendre quoi d'ailleurs?? LA MORT??? Hors de question
Le soir chez moi s'est pas mieux: appels téléphoniques, tout le monde est affolé. Mon père, on le voit comme un bloc pourtant dans son lit il ressemble plus à un gosse qu'autre chose. Le téléphone sonne tout le temp.. j'en peut plus je suis à bout de nerf.. Les nuits blanches se succèdent.. J'ai peur qu'une mauvaise nouvelle arrive. Je prie.
Aujourd'hui??? voilà ce qu'il en est: après une opération qui lui a surement sauvé la vie, mon père est quasi sorti d'affaire. Je dis quasi car il est toujours à l'hôpital, affaibli, amaigri (-25 kg à vue de nez). Il n'arrive plus à se tenir debout et s'alimente peut. Toujours sous antibiotiques.
Les soirées sont toujours les mêmes... le téléphone.... j'en peut plus.. je suis a bout, je n'ai plus de force et je me sens faible dès le réveil. J'ai perdu le gout de tout.
Je regarde mon père et je me dis que c'est le plus fort de tous... Il livre un combat quotidien... Je ne peut pas me plaindre...simplement encaisser le contre coup d'un mois de douleur et de déchirement... La lutte fait parti de notre quotidien..
Ne venait pas me dire que je suis trop jeune pour avoir du vécu... J'encaisse les coups et évite les merdes que la vie met sur notre chemin... c'est pareil pour tous... COURAGE A TOUS
DIEU RÉUNIS CEUX QUI S 'AIMENT